Le terme couramment utilisé est AUTOPALPATION, disons tout de suite que la PALPATION
du sein est souvent difficile, même pour le spécialiste, il est donc évident que cet
acte, à première vue simple, représente en fin de compte la plus mauvaise approche de
l'autoexamen.
Le sein de la femme ménopausée est rapidement
"vide" de structures glandulaires devenant alors plus facile à palper ; tout
nodule d'apparition récente peut mieux se déceler. Avec l'utilisation, de plus en plus
courante, des traitements hormonaux "substitutifs", facilitant la ménopause et
réduisant certains risques osseux et vasculaires, le problème se pose différemment car
le sein reste "habité", donc de texture difficile à évaluer.
Le sein de la femme en activité génitale
présente normalement de nombreux nodules, changeant de forme, de taille, de situation en
fonction du moment du cycle menstruel ; il est donc évident que seul le médecin est apte
à repérer un nodule anormal si le sein est un peu volumineux et glandulaire. Le cas sera
d'ailleurs fréquent où le médecin devra "déclarer forfait" et s'aider de
l'échographie et généralement de la mammographie.
Signalons que le meilleur moment pour palper les
seins est celui de la douche, car le savon autorise un palper beaucoup plus
"fin" (et souvent trop précis car on palpe trop de structures difficiles à
évaluer).