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date de dernière mise à jour :10 septembre 2005 

 

FACTEURS DE RISQUE 

            Risque familial:    L'existence d'un cancer survenu avant 50 ans chez la mère, ou une sœur, multiplie par plus de x2 la probabilité  de cancer du sein.
Plus précoce est le cancer maternel, plus est élevé le facteur de risque.
Le pourcentage de la population française susceptible de posséder ce
"Risque familial génétique" ne dépasse pas le chiffre de 5 pour cent.
Il faut en effet distinguer un risque familial de transmission génétique d'un autre risque familial : le risque environnemental des habitudes alimentaires familiales en particulier. L'obésité peut dans certains cas être d'origine génétique, mais elle est souvent due à des habitudes alimentaires remontant à la plus tendre enfance, il est démontré que cancer du sein post ménopausique et obésité sont liés.

          Autres facteurs de risque:
Age tardif de la première grossesse menée a terme.

Mauvais usage des estrogènes avant 18 ans et à la ménopause.

Le traitement hormonal substitutif ( T.H.S.) de la ménopause ne présente que très peu de contre-indications comparativement à ses nombreux effets bénéfiques (osseux, cardio-vasculaires, cérébraux), mais impose une surveillance médicale régulière et un bilan cardio-vasculaire préalable.
Le problème d'utilisation du THS chez les patientes traitées pour un cancer du sein se pose évidemment non seulement en fonction du risque de récidive mais aussi du rique d'un cancer controlatéral; cette question est actuellement très controversée.

Une alternative au THS dans la prévention de l'ostéoporose postménopausique serait le "Raloxifène" un SERM (Selective Estrogene Receptor Modulator) qu'une étude récente a démontré comme efficace dans la réduction du risque de fracture chez la femme ménopausée. Cette molécule aurait une action favorable sur certains marqueurs du risque cardio-vasculaire et  n'augmenterait pas le risque de cancer de l'endomètre qui est non négligeable avec le Tamoxifène; par ailleurs il réduirait le risque relatif de cancer du sein, d'où son intérêt -à vérifier- chez les patientes ménopausées traitées pour un cancer du sein et menacées de troubles ostéoporotiques.

Les antécédents de kystes ou autres tumeurs bénignes de sein sont à prendre en considération mais maladies bénignes du sein et cancer sont deux maladies différentes sans lien obligatoire, et en particulier sans passage systématique du bénin au malin comme on assiste fréquemment dans la pathologie du col utérin.

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