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dernière mise à jour:12 décembre 2005
CANCERS DU COLON ET DU RECTUM

 

INCIDENCE : AU PREMIER RANG DES CANCERS DIGESTIFS EN FRANCE:
                    avec   36 000  nouveaux cancers colorectaux chaque année
                     l'incidence annuelle est de l'ordre de 20 pour 100 000 pour le colon
                                                                         et   15 pour 100 000 pour le rectum

LA MORTALITE EN FRANCE a été en 1985 de :

      10 260 pour le CANCER DU COLON
        4 400 ............CANCER DU RECTUM 

Ces cancers représentent la 3 ième cause de mortalité par cancer chez l'homme
( après les cancers des bronches et de la prostate)  
                                                  la 2 ième cause chez la femme (après le sein)   

L'AGE :  exceptionnel avant 15 ans   sa fréquence augmente après 45 ans,
                doublant alors  tous les 10 ans.             
                L'age moyen du diagnostic est 70 ans

LES  FACTEURS  DE RISQUE

LE CANCER COLIQUE PEUT ÊTRE HÉRÉDITAIRE ces formes familiales sont assez rares, mais l'existence d'un cancer colique chez les parents mérite intérêt et surveillance.

Le syndrome HNPCC/Lynch (Hereditary Non Polyposis Colorectal Cancer, ou syndrome de Lynch est une prédisposition héréditaire aux cancers du colon (sans polypose), du rectum et de l'utérus.

Le site http://hnpcc.france.free.fr donne toutes les informations concernant cette prédisposition génétique provoquant un cancer chez 750 personnes chaque année en France.

LES MALADIES PREDISPOSANTES :

  • les polypes coliques; la polypose adénomateuse familiale doit être dépistée  et surveillée par coloscopie .
  • les maladies inflammatoires préexistantes ( rectocolite hémorragique).
  • l'existence dans les antécédents d'un cancer du sein ou de l'endomètre

       LES FACTEURS FAVORISANTS :

                L'alimentation riche en graisses et pauvre en fibres jouerait un rôle favorisant,
                expliquant l'incidence plus élevée dans les pays développés.

LA PRÉVENTION  :

                le dépistage et la prévention sont d'une importance capitale:

  • destruction des polypes que l'on recherche systématiquement chez les sujets à risque familial.
  • dépistage systématique après la cinquantaine par recherche du sang dans les selles - la pratique de l' HEMOCULT est simple et peu coûteuse. 

LES SIGNES D'APPEL :

  • troubles du transit ( constipation - diarrhées)
  • crises douloureuses abdominales
  • hémorragies(sang dans les selles) plus ou moins rouge selon le siège de la lésion; du sang rouge est le signe d'un saignement bas situé; un sang "noir"vient de beaucoup plus haut pouvant d'ailleurs être d'origine gastrique.
  • augmentation de volume de l'abdomen; chez la femme âgée, un tel signe peut aussi être révélateur d'une tumeur ovarienne.

LES EXAMENS COMPLEMENTAIRES :

On peut maintenant admettre que le seul examen à pratiquer quand le diagnostic de cancer colo-rectal est évoqué, est la COLOSCOPIE.

Cet examen, sans danger et indolore, se pratiquant sans hospitalisation est le seul qui permette de lever le doute ( qui subsisterait même après un examen radiologique parfaitement pratiqué);
en effet, la moindre irrégularité constatée "de visu" donne lieu à biopsie, et surtout, la coloscopie permet l'exérèse des polypes éventuels.
Cette exérèse permet leur examen histologique, procède à leur destruction et en cas de diagnostic d'un cancer au début débouche sur une chirurgie
limitée avec un taux de guérison pratiquement total.

  LE TRAITEMENT :

Dans tous les cas de CANCER COLIQUE - pour autant que l'acte chirurgical soit possible - le traitement sera tout d'abord l'exérèse chirurgicale de la portion du colon révélée malade; dans la plupart des cas le rétablissement de la continuité pourra être effectué d'emblée. On peut admettre qu'actuellement la chirurgie d'un cancer colique pris suffisamment tôt est un acte mineur qu'il n'y a pas lieu de craindre, quelque soit l'âge du malade.

L'existence d'un processus métastatique hépatique n'est pas une contre-indication à l'acte chirurgical, car dans des cas non exceptionnels l'exérèse de la portion du foie atteinte est faisable, le foie se régénérant ensuite, et par ailleurs les poly chimiothérapies pratiquées maintenant ont une activité certaine sur les métastases des cancers coliques.

Les CANCERS DU RECTUM seront eux aussi chirurgicaux, mais leur forme histologique  et leur localisation les rend plus susceptibles de bénéficier de l'association de la radiothérapie, soit pré- soit post-opératoire.
La chimiothérapie complémentaire trouve les mêmes indications que pour les cancers coliques.

LES RESULTATS

Le taux de guérison ( la survie à 5 ans a toutes les chances de correspondre à la guérison)  varie en fonction du stade d'évolution de la tumeur, c'est à dire de son extension en profondeur et de ses possibilités d'extension à distance.

Chez les malades qui ont pu subir l'exérèse complète de leur lésion, le taux de guérison varie entre 30 et 80 % selon le degré d'extension.

IL EST CERTAIN QUE LE DÉPISTAGE SYSTÉMATIQUE DEVRAIT PERMETTRE  DE GUÉRIR PLUS DE 80 MALADES SUR 100, et que par ailleurs des habitudes alimentaires ne favorisant pas les cancers coliques représentent une PRÉVENTION   venant compléter le DÉPISTAGE 
                                                                                     

 

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