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LA GUÉRISON

La guérison ne peut être définie que statistiquement :

Est considéré comme guéri le malade qui, après traitement, a la même espérance de vie que les membres de la population générale, de même
age et sexe , non atteints de la maladie en cause
( cancer dans le cas présent).

L'espérance de vie à prendre en compte est celle que fournissent les statistiques de l'INSEE ( nous reproduisons ci-après une telle table; il faut d'ailleurs savoir que ces chiffres sont obligatoirement inférieurs à la vérité car publiés il y a 3 ans, ils sont loin de tenir compte des améliorations de la thérapeutique dans nos régions occidentales).

 

HOMME

FEMME

à la naissance

          72,7 ans

81,  ans
à   20 ans

        + 52,1   "    

+ 59,9 "       

       25  "      + 41,6 + 55             
       30          + 42,9 + 50,2          
       35          + 38,3 + 45,4          
       40          + 33,7 + 40,6          
      45         + 29,3 + 35,9          
      50         + 25,1 + 31,3          
       55          + 21,2 + 26,9          
      60         + 17,6 + 22,6          
      65         + 14,2 + 18,4          
       70        + 11,1 + 14,4          
       75        +    8,3 + 10,8         

De ce tableau, on peut déduire qu'un homme de 50 ans peut admettre que
sa vie durera en moyenne jusqu'à plus de 75 ans alors qu'une femme
du même âge peut compter "aller jusqu'à " plus de 81 ans ; cette différence s'amenuise avec l'âge, puisque l'homme de 75 ans peut espérer "aller 
jusqu'à " près de 84 ans et la femme jusqu'à près de 86 ans.

L'espérance de vie est variable selon les pays, ainsi que le montre
le tableau de l'INSEE:

ESPVIEINSEE.gif (6677 octets)

Alors que l'espérance de vie de la femme française est parmi les meilleures, celle de l'homme vient en 10 ième position   sur 14 pays "industrialisés".

Un patient sera donc considéré comme guéri si l'on peut établir que ses caractéristiques sont identiques à celles de  patients  déjà traités du
même cancer  et que ceux-ci ont eu une espérance de vie identique
à celle des individus du même age et du même sexe figurant dans ce
tableau de la population générale.

Pour prévoir la probabilité de guérison d'un malade, il faut donc que
ses caractéristiques soient déterminées comme identiques à celles d'un groupe déjà traité depuis un temps suffisant pour que l'on connaisse son taux de guérison.

Selon le type de cancer, la courbe de mortalité  va devenir parallèle à celle de la population générale après un délai variable, de 5, de 7, 10 ou 15 ans; ce qui veut dire que la plupart des cancers pourront être considérés comme guéris, si aucun signe de récidive ou de métastase ne peut être décelé, après 5, 7, 10 ou 15 ANS en fonction des caractéristiques du cancer et du malade.

Ce que l'on appelle la SURVIE RELATIVE  est celle qui est établie relativement à un groupe identique en sexe et âge de la population générale, dont on connait la courbe de mortalité; c'est la seule valeur réelle puisqu'elle élimine les causes de mortalité non liée au cancer.

L'existence de cette connaissance globale du devenir des malades que constitue l'E.P.C. (Enquète Permananente Cancer , système informatisé mis en place en 1975 par la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer) permet de répondre par l'affirmative à la question que l'on est en droit de se poser :
"Peut-on parler de Guérison du cancer".( Jacques Berlie).
Le texte de la conférence traitant de cette question reste totalement acruel 10 ans après ( cliquer ci-dessus pour avoir ce texte).

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