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date de dernière mise à jour :28 Février 2006

 

NOUS AVONS LU POUR VOUS

SOMMAIRE

     LE PET-SCAN (F-FDG PET) DANS LE BILAN D'EXTENSION DES TUMEURS DU SEIN DES QUADRANTS INTERNES

     EPIDEMIOLOGIE DES CANCERS DU SEIN EN EUROPE

  LE RÔLE DU STRESS DANS LE RISQUE DE CANCER DU SEIN

      LES TMAS EN RECHERCHE MOLÉCULAIRE ANATOMO-PATHOLOGIQUE A "HAUT RENDEMENT"

     PRONOSTIC DU CANCER DU SEIN GRÂCE A UNE MATRICE (T M A) ÉTUDIANT L' EXPRESSION DE 21 PROTEINES

    SIGNIFICATION PRONOSTIQUE DES MICROMETASTASES DE LA MOELLE OSSEUSE DANS LE CANCER MAMMAIRE

    UN NOUVEAU GENE DU CANCER : LE POKEMON

   UN TEST "MULTIGENE" EN PREDICTION DES RECIDIVES CHEZ LES MALADES
 N- ET   RE+ TRAITEES PAR TAMOXIFENE

   BIOLOGIE DE LA METASTASE

   L'ALLAITEMENT PROTÈ GE-T-IL DU CANCER DU SEIN ?

   THS : QUE PENSER DES RESULTATS AMERICAINS DE L'ÉTUDE WHI
SUR LE THS DE LA MÉNOPAUSE ?

   LES FACTEURS DE PRONOSTIC DES CANCERS DU SEIN CHEZ
LES FEMMES SOUS TRAITEMENT HORMONAL DE SUBSTITUTION ( T.H.S.)

    LA THÉRAPIE GÉNIQUE : UNE DISCIPLINE ENCORE JEUNE     

    CONISATION ET ADÉNOCARCINOME DU COL UTÉRIN "au début" ou "in situ"

    MYÉLOME ET THALIDOMIDE

   TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF  ET CANCER DU SEIN

   HORMONOTHÉRAPIE ADJUVANTE DES CANCERS DU SEIN

   ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DU POUMON

   DÉPISTAGE DU CANCER DU COLON                        CANCER ET CHAOS GÉNÉTIQUE   

   CHIMIOTHÉRAPIE SANS PERRUQUE ?                  LES MÉCANISMES DU VIEILLISSEMENT

18 F-FDG PET for Staging Breast Cancer in¨Patients with Inner-Quadrant Versus Outer-Quadrant Tumors
                Comparison with Long-Term Clinical Outcome
                A.Tran et al

               
(The Journal of Nuclear Medicine Vol 46 N° 9 1455-1459  2005)

                Les patientes avec des lésions des quadrants internes du sein ont un pronostic moins favorable
                que celles présentant un cancer des quadrants externes.
                Ce taux d'echecs plus important tient au fait que les métastases ganglionnaires extraaxillaires en
                relation avec un cancer "interne"sont plus difficiles à déceler par les méthodes conventionnelles
                que ne le sont les métastases ganglionnaires axillaires compliquant les cancers externes.
                L'étude présentée porte sur 150 patientes dont 28% avaient un cancer interne, 66% un cancer
                externe et 3% un cancer interne et externe.
                Les patientes avec un cancer interne ont eu des PET scan positifs "extraaxillaires" dans 6 fois plus
                de cas que les cancers externes et un risque d'echec 3 fois plus élevé, montrant que ces patientes
                avaient été "sosu-traitées".
                On peut conclure de cette étude que la pratique du PET scan chez les patientes ayant une tumeur des
                quadrants internes permettrait de mieux évaluer le pronostic donc  de traiter avec plus d'efficacité les
                cas se révélant positifs.           


EPIDEMIOLOGIE DES CANCERS DU SEIN EN EUROPE
                E.Mouret-Fourme, D.Stevens,C.Noguès
               
(La Lettre du Sénologue,N°29, Juillet/Aout/Septembre 2005 ;p 5-9)

                Après le cancer colorectal (13,5 % des cas incidents), vient le cancer du sein (13,3%)
                suivi par le cancer du poumon (12,5%).
                Avec un taux d'incidence de 80 à 100 pour 100 000 habitants, la France se situe, avec les
                pays de l'Europe du nord et de l'ouest parmi les pays Européens les plus touchés.
                L'incidence du cancer du sein est en augmentation dans tous les pays Européens, mais
                en revanche la mortalité due à ce cancer est stable et même en légère diminution ( effet
                de l'efficacité plus grande des traitements et impact du diagnostic plus précoce grâce au
                dépistage mammographique).
               

-SELF REPORTED STRESS AND RISK OF BREAST CANCER : PROSPECTIVE COHORT STUDY
                Naja Rod  Nielsen et al.
               
( BMJ 2005; 331:548 (10 september)

                6689 femmes participant à une étude cardiologique de Copenhague ont été interrogées sur le
                niveau de stress   qu'elles avaient ressenti pendant les années 1981-3; ces femmes ont été
                suivies par le Registre du Cancer Danois et 251 de ces femmes ont présenté un cancer
                mammaire durant les 18 ans du suivi ( <0.1 de perte de follow-up).
                Les femmes "à haut niveau de stress" ont présenté un risque se chiffrant à 0.60 par rapport
                aux femmes "à bas niveau de stress".
                Une explication peut être trouvée dans la diminution de la synthèse estrogénique par le stress
                chronique, sachant que l'hyperestrogénie est considérée comme un facteur de risque du cancer
                mammaire.

-TISSUE MICROARRAYS (TMAS) FOR HIGH-THROUGHPUT MOLECULAR PATHOLOGY RESEARCH
                  A. NOCITO  et Al.
                ( Int. J. Cancer : 94, 1-5 (2001)

                Développée en 1999 la technique des cDNA microarrays a montré la possibilité que la même
                technique de matrices pouvait s'appliquer à des fragments tissulaires de très petite taille (0,6 mm)
                sur lesquels de multiples marqueurs sont charactérisés.

-TISSUE MICROARRAY (TMA): PROTEIN EXPRESSION ¨PROFILING IN BREAST CANCER
             A Brief Review of Jacquemier,J., C. Ginestier, et al.
             
( Cancer Research 65 (3) : 767-779, February 1, 2005 )

               

TISSUE MICROARRAY (TMA): PROTEIN EXPRESSION ¨PROFILING IN BREAST CANCER
             A Brief Review of Jacquemier,J., C. Ginestier, et al.
             
( Cancer Research 65 (3) : 767-779, February 1, 2005 )

                Les auteurs ont utilisé la technique de l'immunohistochimie sur les matrices tissulaires
                ( Tissue Micro Arrays) prélevées sur 1600 échantillons de 552 cancers du sein de pronostic
               défini selon les critères de St-Gallen et du consensus NIH. Une combinaison de 21 protéines
                considérées comme les plus significatives a été étudiée dans chaque matrice TMA.
                Les patientes avaient été traitées de 1987 à 1999 par chirurgie associée ou non à une chimio-
                thérapie et/ou hormonothérapie . La technique des TMA permettant l'étude sur fragments de
                tissus fixés et inclus, toutes les patientes avaient plus de 5 ans de suivi et la comparaison
                de la "stadification TNM" avec la "signature 21 proteines sur TMA" a permis de mettre en
                évidence la supériorité de cette dernière méthode pour classer les patientes en deux groupes:
                "pronostic favorable" et "pronostic défavorable".
                La classification en "classe de bon pronostic" et "mauvais pronostic" en fonction de la
                signature protéinique est particulièrement  intéressante chez les patientes N négatives;
                La classification conventionnelle comme "bon pronostic"  devrait être revue en fonction
                de la signature génomique, certaines patientes redevenant alors "à risque" et devant
                bénéficier d'un complément thérapeutique.               
 

-A POOLED ANALYSIS OF BONE MARROW MICROMETASTASIS IN BREAST CANCER
             
( New England Journal of Medicine; vol 353;793-802 ;  August 25, 2005  ; n°8)

                Les auteurs (S.BRAUN et al) donnent les résultats d'une méta analyse de 4 703 malades   
                étudiées dans 9 centres; Un groupe particulièrement intéressant est celui des 1036 malades
                considérées comme "à bas risque" en fonction des facteurs de pronostic classiques
        
                -
tumeur < 2 cm sans envahissement ganglionnaire- chez les  patientes de ce groupe présentant des
             
  micrométastases dans la moëlle osseuse au moment du bilan diagnostic est associée à une
                augmentation  ( x 3.65) de la mortalité et un risque x 2 d'une métastase distante lors des
                5 ans suivant le traitement.

- POKEMON PROTEIN IMPLICATED IN CANCER DEVELOPMENT
             
(NCI Cancer Bulletin ; 2/4; January 25, 2005 )

            D'après le Dr. Pier Paolo Pandolfi du Memorial Sloan Kettering CC.    POKEMON est un facteur
            déclenchant majeur dans le processus qui amène au cancer; Les proteines de la "famille POK"
            (POK Erythroid Myeloïd Oncogénique factor) agissent sur d'. autres gènes en entrainant la
           surexpression des oncogènes et stimulant la prolifération tumorale

 

- A MULTIGENE ASSAY TO PREDICT RECURENCE OF TAMOXIFEN-TRATED,NODE-NEGATIVE
              BREAST CANCER
             
(The New England J. MED 351;27 december 30 2004 pp 2817-2826)S.PAIK et al.

  -  TEST  "MULTIGENIQUE" CHEZ LES MALADES A PRONOSTIC FAVORABLE  (  N- ET RE+)

Un groupe de patientes échappe au traitement qui devrait normalement être éfficace,
celui des patientes dont les ganglions s'avèrent non envahis et dont la tumeur est
"récepteurs d'estrogènes positive", c'est à ce groupe de patientes que le test
moléculaire s'adresse pour le démembrer en sous-groupes de pronostic plus ou
moins favorable.
Le test présenté a l'avantage de pouvoir être exécuté sur les fragments de tissus déjà
inclus en paraffine pour l'examen anatomo-pathologique. L'étude a retenu 21 gènes qui
ont été étudiés chez 675 patientes,
De cette étude, il ressort que 51%  des patientes furent classées à "bas-risque"
avec 6,8% de récidives  en 10 ans tandis que 27% pouvaient être classées à
"Haut-risque" avec 30 % de récidives à 10 ans.
La biologie moléculaire pourrait, semble-t-il, apporter un élément complémentaire
aidant au choix de la thérapeutique.

  -   BIOLOGIE DE LA METASTASE 

    ( M .F. POUPON   cours du D.U. Faculté de Médecine St. Antoine   -in http://www.bmlweb.org/

"l'évolution naturelle d'une tumeur maligne conduisant quelques cellules à s'échapper de la tumeur primitive
et à former des métastases, foyers tumoraux secondaires implantés dans des organes distants de la tumeur
primitive" cette notion a longtemps impliqué que la probabilité de voir se développer une métastase est proportionnelle à la taille de la tumeur.
Il s'avère que" l'acquisition d'une capacité métastatique par les cellules tumorales nécessite un changement
biologique impliquant trois ordres de faits:

- événement génétique (mutation) perte de connections cellulaires , angiogénèse,  gain de motilité.....
- perte d'expression d'antigènes permettant d'échapper à la reconnaissance immunitaire.
-constitution d'un écosystème favorisant l'implantation des cellules tumorales dans divers  organes.

L'une des étapes nécessaires, une fois la transformation des caractéristiques cellulaires obtenue par une ou des mutations successives, est la perte des caractéristiques d'adhésion faisant d'une cellule  un élément d'un tissu; cette caractéristique est assurée par des "molécules d'adhésion".

Le prototype de ces molécules d'adhésion est la E-cadhérine et la perte de fonction de cette molécule est observée   dans les tumeurs agressives

"La biologie des métastases offre des facettes multiples" et ce bref survol du cours du Pr. POUPON  donne
envie de donner aux chercheurs les moyens de comprendre les mécanismes de la reprogrammation des cellules permettant à la population des cellules métastatiques un développement autonome dans un ecosystème nouveau; ce cours nous permet d'évoquer la notion des "bons" et des "mauvais" cancers, les premiers évoluant sans devenir métastatiques alors que d'autres sont capables de donner des tumeurs secondaires dès leur premier stade de développement.(J.G.)

- L'ALLAITEMENT PROTÈGE-T-IL DU CANCER DU SEIN ?

  (la lettre du gynécologue N° 285 Octobre 2003 ; 
    pp 21-22 : Catherine NOGU
È S)

  "L'allaitement a souvent été présenté comme un facteur protecteur vis à vis du Cancer du Sein. Cette hypothèse semblait en outre aller de pair avec les variables géographiques de l'incidence du C.du S.,les incidences les plus basses correspondant aux pays où l'allaitement est le plus courant et le plus prolongé......A ce jour, on peut seulement dire que l'ensemble des données épidémiologiques collectées est compatible avec un effet protecteur de l'allaitement prolongé vis-à-vis du risque de cancer du sein, en particulier chez les femmes de moins de 50 ans. Si l'effet est réel, il est relativement faible et ne concerne qu'une minorité de femmes "à risque de cancer du sein"..... C'est dans les pays où la durée de l'allaitement est très longue que l'effet protecteur a été démontré.(Costa-Rica, Mexique, Chine). ......  On peut se demander si la difficulté à détecter un tel effet dans les populations occidentales n'est pas seulement due à la faible prévalence des allaitements prolongés. .......Les résultats de la méta-analyse du CGHFCB concernant plus de 50 000 femmes avec cancer du sein et plus de 100 000 femmes indemnes d'Amérique du Nord et d'Europe pourrait redonner une actualité à ce problème."

- LE TRAITEMENT HORMONAL DE SUBSTITUTION ( THS) DE LA MENOPAUSE
    Que penser des résultats Américains de l'étude WHI ( Women 's Health Initiative)?

- WHI : LE POINT DE VUE DE L'EPIDEMIOLOGISTE ET DU CANCEROLOGUE

   ( Ménopause pratique  N° 1  Mars 2003 ; pp 2-3 : Françoise CLAVEL-CHAPELON,    Agnès  FOURNIER, Marc ESPIE )

L'essai WHI vise à comparer l'association "estrogènes conjugués équins + acétate de 
médroxyprogestérone" à un "placebo"; cet essai a conclu à une augmentation du risque de cancer du sein dans le groupe traité : 8 cas supplémentaires de cancer du sein par an  pour 10 000 femmes traitées par THS;
Il n'y avait pas de différence en termes de mortalité entre les groupes.
Les chiffres publiés permettent de dire qu' une femme de 50 ans  sans THS (type WHI) suivie pendant 10 ans a 97,5 % de chances  de ne pas développer de cancer du sein, alors que si elle utilise un THS, ses chances  seront de 96,8%.

La responsabilité du THS dans le risque de cancer du sein semble être un effet promoteur des tumeurs infracliniques préexistantes, cet effet s'epuisant au bout d'une certaine durée d'utilisation (environ 5 ans).

Concernant l'ensemble des cancers, le THS n'a pas d'influence néfaste; en revanche, il entraîne une diminution significative des cancers du colon et des cancers de l'endomètre.

Sur le plan cardio - vasculaire il est difficile de tirer une conclusion du WHI car la population de l'étude était majoritairement ( 70%) composée de femmes ayant un réel surpoids, dont 35% obèses, et l'on sait que le risque thromboembolique est multiplié par 3 chez les obèses,et que sur un tel terrain à haut risque, la prescription d'estrogènes  peut amplifier le risque thromboembolique - au même titre d'ailleurs que l'acetate de medroxyprogesterone -

"A tout prendre,il y a plus d'avantage pour une femme de la cinquantaine à 
arréter de fumer et à prendre un THS qu'à continuer de fumer et ne pas 
prendre de THS"  (X.GIRERD)

La prescription d'un THS doit  être précédée d'un bilan cardio-vasculaire.

Par ailleurs, l'étude WHI a permis de formellement démontrer l'efficacité du THS 
dans le cadre de la prévention des fractures.

En conclusion l'étude WHI ne s'avère pas négative, et ceci d'autant plus qu'en France les estrogènes équins ne sont pratiquement pas utilisés et que de plus la progestérone naturelle est généralement préférée à l'acétate de medroxyprogestérone, ce choix thérapeutique diminuant notablement   le risque thromboembolique.
Ajoutons que le risque de cancer du sein aux USA est nettement supérieur à
celui constaté en France.

 PATHOLOGIC AND BIOLOGICAL PROGNOSTIC FACTORS OF BREAST CANCERS IN SHORT-& LONG- TERM HORMONE REPLACEMENT THERAPY USERS

   (Annals of Surgical Oncology 9(3); 266-271 , 2002. SACCHINI .....VERONESI

Les études diverses ayant montré que le risque relatif de cancer du sein était augmenté d'un facteur d'environ 1,2 chez les femmes ayant un Traitement Hormonal de Substitution, les auteurs (Centre anticancéreux ce Milan) ont mis en évidence que - le stade de la tumeur était plus favorable dans le groupe THS
                     - le nombre Cancers de Grade III était significativement plus important dans le groupe "non THS" ceci impliquant un pronostic plus favorable dans le groupe THS.

Le fait que soit instauré un THS implique certainement une surveillance plus importante des patientes, ce qui peut expliquer l'existence d'un plus grand nombre de petites tumeurs et un moindre envahissement ganglionnaire dans le groupe THS; en revanche la constatation d'un grade cellulaire généralement plus favorable dans ce groupe THS ne peut que diminuer le risque en termes de mortalité.
Une différence de mortalité entre les deux groupes n'est pas apparue dans cette étude mais le nombre de cas étudiés semble insuffisant pour qu'une telle différence puisse être mise en évidence.

- LA THÉRAPIE GÉNIQUE : UNE DISCIPLINE ENCORE JEUNE, ENCORE UN PEU DE  PATIENCE S'IL VOUS PLAIT!

   (Biotech Médecine N° 22 -  2002 pp 1-3) Alain FISCHER.

Débutant dans les années 70, la recherche en thérapie génique a permis, depuis 1990 plus de 500 essais cliniques avec  4000 patients.

"La Thérapie Génique consiste en l'introduction dans les cellules d'un matériel génétique permettant la production d'une protéine dont on attend un effet thérapeutique.

La  T.G. concerne:

    Les maladies héréditaires monogéniques en suppléant le déficit existant

    Les pathologies cancéreuses par destruction directe ou immunitaire des cellules cibles.

    Les maladies dégénératives par protection des cellules vouées à une disparition prématurée.

    Les maladies cardio-vasculaires
   Certaines maladies infectieuses et maladies auto-immunes.

A ce jour, la T.G. reste au stade préliminaire et indispensable de l'évaluation de la faisabilité et de la toxicité de la technique.

Il apparaît que dans le domaine du cancer la recherche en T.G. est moins rapide , vraisemblablement  par une difficulté d'obtention d'un ciblage suffisant des cellules cancéreuses et/ou par la complexité de l'immunothérapie de ces cellules.

Le bilan des 11 années passées est loin d'être négatif, il démontre la nécessité de la recherche au niveau fondamental, et surtout la nécessité d'une fusion d'équipes pluridisciplinaires.   .

 
--TRAITEMENT CONSERVATEUR DU CARCINOME GLANDULAIRE "IN SITU" ET DES FORMES INVASIVES "AU DEBUT" DU COL UTERIN;

    Fertility sparing treatment for In Situ and Early invasive Adenocarcinoma of the Cervix. ( Obstetrics & Gynecology Nov. 2001 vol 98 N°5, pp 726-731) M. McHALE et al.

Les cancers du col utérin sont dans plus de 90% des cas de type "épidermoïde" les autres étant des adénocarcinomes touchant généralement des femmes plus jeunes pouvant désirer garder leurs possibilités de procréation, donc désirant une thérapeutique non mutilante. Il faut signaler que les dysplasies glandulaires 
- précancéreuses- sont généralement multifocales avec d'éventuelles localisations haut situées dans le canal endocervical.

Les auteurs étudient une série de 133 femmes traitées de 1985 à 1996 pour des cancers de stade I (FIGO) dont 20 étaient de stade I A 1  parmi lesquelles 4 ont été traitées par conisation ; par ailleurs 20 cas d' adénocarcinomes "in situ" ont bénéficié d'une chirurgie conservatrice.

La moyenne d'age des femmes ayant désiré une chirurgie conservatrice  était de 31 ans contre 42 ans chez les femmes du groupe "hystérectomie". Trois grossesses sont signalées par les auteurs après conisation.

La CONCLUSION des auteurs est que la conisation peut être envisagée dans les cas d'adénocarcinome "in situ" en avertissant du risque de récidive les femmes désirant garder leur fertilité . Dans les cas de carcinomes invasif de stade I A1 chez les femmes désirant garder leurs possibilités de procréation, la conisation peut, dans les mêmes conditions, être un acte premier qui sera complété par une hystérectomie si l'étude histologique montre la persistance de lésions sur les marges opératoires.
Les auteurs concluent en disant que la conisation ne peut être considérée comme un traitement standard de l'adénocarcinome invasif cervical "au début" et qu'il faut ne l'envisager que chez les femmes désirant un enfant et acceptant le risque de récidive. 

COMMENTAIRE : Il nous a semblé indispensable de résumer aussi fidèlement que possible cet article car dans un article" lu sur le net" la conisation est présentée comme un nouveau traitement du cancer du col utérin alors que notre équipe la pratique depuis plusieurs décennies et que cet acte chirurgical doit rester un geste diagnostic primordial pouvant devenir suffisant sur le plan thérapeutique dans des cas précisés par l'histo-pathologie et chez les femmes ayant une motivation suffisante pour accepter un risque pour le prix de la fertilité conservée.
L'analyse présentée "à la portée du public"étant susceptible de donner de faux espoirs à certaines femmes, une analyse plus complète nous paraissait s'imposer (J.G.)

--LE THALIDOMIDE : VERS DE NOUVELLES INDICATIONS ?

(Revue du rhumatisme édition française 2001, vol.68-N°10-11 p 951) Bernard COMBE

Retiré du marché en 1961 en raison d'effets tératogènes majeurs, le thalidomide a montré un effet anti-angiogènique indiquant son intérêt soit en monothérapie, soit en adjuvant de la chimiothérapie dans les cancres métastaasés et surtout dans le myélome multiple.


--INFLUENCE DU TRAITEMENT HORMONAL SUBSTITUTIF APRÈS CANCER DU SEIN
  SUR LE TAUX DE RECHUTE ET DE MORTALITÉ

(Journal of the National Cancer Institute 2001,93,754-62) O'MEARA ES, ROSSING MA et al.

Après cancer du sein, le traitement  hormonal substitutif (THS) à base d'estrogènes associés ou  non aux progestatifs est à ca jour très controversé et  généralement considéré comme contre-indiqué dans la crainte d'une rechute ou 2ième localisation, même si la patiente est en rémission complète et considérée comme ayant des facteurs de pronostic favorables.
L'étude publiée fait apparaitre que pour les petites tumeurs ( N- dans 82% des cas), un THS (estrogènique)  de 2 ans au maximum n'apparaît  pas comme délétère. Les auteurs posent la question du choix d'un THS estroprogestatif qui devrait permettre d'envisager un THS de plus longue durée dans les cas ou un THS doit être discuté sur un plan général. En tout état de cause, cette étude impose des études complémentaires avant qu'une doctrine puisse s'imposer.

- HORMONOTHÉRAPIE ADJUVANTE DES CANCERS DU SEIN
       
La cinquième méta-analyse d'Oxford, 2000

(Revue de Presse d'Oncologie Clinique : 2001; 10 ; n°3 : 14-20) Moïse NAMER

Le 20 septembre 2000 l'équipe de Richard Peto a livré à Oxford les résultats de leur 
5 ième méta-analyse sur les traitements adjuvants des cancers du sein.
Rappelons que les "méta analyses" consistent à regrouper les dossiers des patientes ayant participé à différentes études thérapeutiques, à la condition que ces patientes aient été randomisées dans un essai construit pour évaluer une thérapeutique postopératoire.

Cette méta analyse confirme que l'hormonothérapie adjuvante est un moyen puissant d'améliorer la survie des cancers du sein.

Il y a deux possibilités d'agir sur le plan hormonal : 
  - suppression de la sécrétion estrogénique par castration chez la femme de moins de 50 ans.
 - administration d'un antiestrogène -le tamoxifene-.

La méta analyse montre que la castration est efficace quand elle est réalisée seule comme traitement adjuvant, mais associée à une chimiothérapie elle ne génère aucun avantage. 

Le Tamoxifène confirme son efficacité à la condition de le prescrire pendant 5 ans à des patientes dont la tumeur est "Récepteur d'Estrogène positive"; qu'il soit ou non associé à une chimiothérapie.

(- EPIDÉMIOLOGIE ET COÛT DU CANCER DU POUMON EN FRANCE

(Bull Cancer. 2001; 88 (8) ;753-8) M. de Zélicourt, B. Detournay, S.Comte, V. Stockemer

Les cancers bronchiques constituent la première cause des décès masculins par cancer (25% des décès) et la première cause de mortalité masculine entre 35 et 74 ans. Chez les femmes, ils arrivent au troisième rang des causes de décès par cancer après les tumeurs malignes du sein et colorectales.
Le nombre de décès en France par cancers du poumon a atteint, en 1997, le chiffre de 24 600 dont 21 000 décès masculins.

Une étude, réalisée en France en 1992, a évalué le coût moyen de la prise en charge globale d'un patient atteint de cancer bronchique à 64 300 F. Elle a mis en évidence l'importance des coûts imputables aux seuls transports des patients (13% du coût total).
                                                                       

- LE DEPISTAGE DU CANCER DU COLON SE LIMITANT A UN SEUL "HEMOCULT" AVEC SIGMOIDOSCOPIE  EST INSUFFISANT.

"One time screening for colorectal cancer with combined fecal occult-blood testing
and examination of the distal colon"
(
The New England Journal of medicine 2001;345;8;555-560)

L'étude faite dans 13 "Veterans Centers"  montre que sur 2885 sujets  ayant eu un "test fécal" complété par une colonoscopie complète,  la combinaison du test et d'une sigmoidoscopie  a trouvé avec un seul dépistage 76 % des cancers existants, ce qui démontre que 24% des cancers échappent à un dépistage se limitant à un seul examen - test + sigmoidoscopie-. Cette étude est en faveur des programmes comprenant "hemocult + sigmoidoscopie" répétés à intervalles réguliers, toute anomalie imposant alors une colonoscopie totale.



 

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