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CANCER DE LA PROSTATE

L'INCIDENCE GLOBALE EST DE 40/ 100 000,  SOIT 9% DES CANCERS MASCULINS

L' augmentation régulière de l'incidence depuis une trentaine d'années est liée à l'allongement de la durée de vie, le cancer de la prostate étant rare avant 50 ans.

Les chiffres du registre du  Bas-Rhin (1975-1977) sont les suivants :

50/54 ans

3

55/59 26
60/64 73
65/69 169
70/74 279
75/79 421

C'est un cancer au pronostic d'autant plus sévère que l'homme est jeune; il est donc certain que chez l'homme de 50 à 70 ans, il est absolument indispensable d'être vigilant en pratiquant tous les ans deux examens simples :

Le TOUCHER RECTAL  

Le DOSAGE DES  MARQUEURS TUMORAUX   PSA et PAP

Dans les cas où une anomalie est décelée, l'échographie endorectale et la ponction à visée cytologique montrent s'il est nécessaire d'envisager un traitement.

Le TRAITEMENT  fait appel à :

        LA CHIRURGIE

        LA RADIOTHERAPIE EXTERNE DE CONFORMATION

        CURIETHERAPIE PROSTATIQUE PAR IMPLANTS D'IODE 125

        L'HORMONOTHERAPIE

Cette dernière modalité thérapeutique est particulièrement importante car le cancer de la prostate est "hormono-dépendant", des survies prolongées sont ainsi obtenues avec un minimum d'inconfort. Cette notion est particulièrement importante quand on s'adresse à des patients plus près de 80 que de 50 ans.

Une étude systématique Américaine effectuée après la guerre de Corée, a montré qu'il existe, chez  la moitié des hommes de plus de 40 ans, des cellules prostatiques évoquant un processus cancéreux en voie de développement.  Ceci doit être rapproché des études de même type pratiquées sur le sein, ayant montré que des cellules de type Carcinome Lobulaire In Situ sont susceptibles de disparaître après la ménopause. De telles constatations doivent entraîner une attitude "nuancée" et exclure toute "précipitation".

Le dépistage systématique de cancer de la prostate a été "en vedette" pendant un certain temps, il semble qu'actuellement on ait admis que ce dépistage doive rester limité aux hommes de 50 à 70 ans, chez qui les traitements "lourds" (chirurgie, radiothérapie, curiethérapie) peuvent être envisagés.

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