C'est un cancer au pronostic d'autant plus sévère
que l'homme est jeune; il est donc certain que chez l'homme de 50 à 70 ans, il est
absolument indispensable d'être vigilant en pratiquant tous les ans deux examens simples
:
Le TOUCHER RECTAL
Le DOSAGE DES
MARQUEURS TUMORAUX PSA et PAP
Dans les cas où une anomalie est décelée,
l'échographie endorectale et la ponction à visée cytologique montrent s'il est
nécessaire d'envisager un traitement.
Le TRAITEMENT fait appel à :
LA
CHIRURGIE
LA RADIOTHERAPIE EXTERNE DE
CONFORMATION
CURIETHERAPIE PROSTATIQUE PAR
IMPLANTS D'IODE 125
L'HORMONOTHERAPIE
Cette dernière modalité thérapeutique est
particulièrement importante car le cancer de la prostate est
"hormono-dépendant", des survies prolongées sont ainsi obtenues avec un
minimum d'inconfort. Cette notion est particulièrement importante quand on s'adresse à
des patients plus près de 80 que de 50 ans.
Une étude systématique Américaine effectuée
après la guerre de Corée, a montré qu'il existe, chez la moitié des hommes de
plus de 40 ans, des cellules prostatiques évoquant un processus cancéreux en voie de
développement. Ceci doit être rapproché des études de même type pratiquées sur
le sein, ayant montré que des cellules de type Carcinome Lobulaire In
Situ sont susceptibles de disparaître après la ménopause. De telles
constatations doivent entraîner une attitude "nuancée" et exclure toute
"précipitation".
Le dépistage systématique de cancer de la
prostate a été "en vedette" pendant un certain temps, il semble
qu'actuellement on ait admis que ce dépistage doive rester limité aux hommes de 50 à 70
ans, chez qui les traitements "lourds" (chirurgie, radiothérapie,
curiethérapie) peuvent être
envisagés.