Depuis 4 ans, le cancer mammaire a pris
une nouvelle physionomie grâce au dépistage systématique
Alors que le diagnostic d'un cancer du sein était jusqu'alors ressenti comme
une fatalité imposant
encore trop souvent l'abandon du sein
donc d'une grande part de la féminité, le diagnostic de plus
en plus précoce permet dans plus de 95% des cas de préserver cette féminité
tout en autorisant ce que
l'on considère comme une
guérison, c'est
à dire une espérance de vie pratiquement identique à celle de
la population générale non atteinte de ce
type de cancer.
d'un sein (tuméfaction, nodule, modification
cutanée); dans le cas du dépistage annuel ou bisannuel, il est
de plus en plus fréquent que l'examen
clinique soit négatif, aucune de ces anomalies n'étant décelée,
en revanche, c'est la mammographie qui met en évidence
une image anormale : généralement
un nodule non palpable ou un "bouquet" de
microcalcifications.
"pencher la balance"dans le sens de la
malignité.
d'une lésion palpable est aisée dans
des mains accoutumées à ce type d'examen, autant elle s'avère quasi
impossible quand la palpation du sein
ne met en évidence aucune "anomalie individualisable".
La seule possibilité de cytoponction
est alors de la pratiquer sous guidage par échographie, ceci demandant
une équipe "cytopathologiste
+ échographiste" habituée à ce type de collaboration.
Cette vérification n'est possible que
si l'anomalie décelée à la mammographie a une traduction échographique.
-soit une opacité apparue
depuis la dernière mammographie ne se traduisant pas par un nodule palpable
-soit un foyer de
microcalcifications (et par "foyer" nous entendons un amas de calcifications
fines -0.2 à 0.5 mm
en général- en nombre supérieur à 10) dont que
la classification de LE GAL permet de préjuger la malignité
éventuelle (www.aly-abbara.com/)
L'utilisation du
Mammotome permet de réaliser des biopsies
stéréotaxiques.
La mammographie
stéréotaxique utilise une technique de calcul permettant de localiser une
cible dans les trois
dimensions de l'espace à partir de deux projections
différentes: deux clichés radiologique réalisés avec une
inclinaison
différente (+15 et -15°) de part et d'autre de la verticale.
Les prélèvements se
font sous anesthésie locale et permettent d'obtenir des morceaux de tissu
autorisant une
analyse histologique complète.
Il peut paraître
simple de pratiquer une biopsie chirurgicale et ces diverses avancées
technologiques sont pour
certains (qui n'ont peut-être pas la possibilité de les pratiquer) une
recherche de complication; cette conception
est erronée, car dans la quasi
totalité des cas le diagnostic -bénignité ou malignité- peut être établi et
une véritable
stratégie thérapeutique déterminée en connaissance de cause.
Un cytologiste de bon niveau (et a fortiori un
anatomo-pathologiste dans le
cas d'une microbiopsie) peut ajouter au diagnostic la notion de gravité
(grading
d'histo-pronostic) du cancer entraînant alors un choix thérapeutique que la
simple biopsie de première
intention n'aurait pu établir.
-
IRM du sein : devant
une lésion non palpable et pouvant présenter des difficultés d'abord
cytologique ou
biopsique l'IRM est maintenant capable de lever le doute
(indépendamment de son importance dans la
surveillance des cancers
mammaires traités par une méthode conservatrice).
-
Parmi les
nouveautés qui ont fait la preuve de leur intérêt dans l'évaluation des
facteurs de pronostic donc
du traitement à mettre en oeuvre le "PET SCAN" se révèle comme un
complément diagnostic important
dans les cas de cancers des quadrants internes.

J.GEST