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Date de la mise jour : le21/09/2005

 

LES NOUVEAUTES DANS LE TRAITEMENT DES CANCERS DU SEIN

 

    Depuis 4 ans, le cancer mammaire a pris une nouvelle physionomie grâce au dépistage  systématique
Alors que le diagnostic d'un cancer du sein était jusqu'alors ressenti comme une fatalité imposant
encore trop souvent l'abandon du sein donc d'une grande part de la féminité, le diagnostic de plus
en plus précoce permet dans plus de 95% des cas de préserver cette féminité tout en autorisant ce que
l'on considère comme une guérison, c'est à dire une espérance de vie pratiquement identique à celle de
la population générale non atteinte de ce type de cancer.

            Le schéma habituel était celui de la femme venant consulter après avoir découvert une anomalie au niveau

d'un sein (tuméfaction, nodule, modification cutanée); dans le cas du dépistage annuel ou bisannuel, il est

de plus en plus fréquent que l'examen clinique soit négatif, aucune de ces anomalies n'étant décelée,

en revanche, c'est la mammographie qui met en évidence une image anormale : généralement

un nodule non palpable ou un "bouquet" de microcalcifications.

            Le problème posé est alors celui de la conduite à tenir devant cette anomalie:

  • surveillance avec un nouvel examen à 6 ou 12 mois, sous réserve que l'échotomographie n'ait pas fait

"pencher la balance"dans le sens de la malignité.

  • examen cytopathologique par ponction ; la fiabilité de cet examen est grande, mais autant la cytoponction

d'une lésion palpable est aisée dans des mains accoutumées à ce type d'examen, autant elle s'avère quasi

impossible quand la palpation du sein ne met en évidence aucune "anomalie individualisable".

La seule possibilité de cytoponction est alors de la pratiquer sous guidage par échographie, ceci demandant

 une équipe "cytopathologiste + échographiste" habituée à ce type de collaboration.

Cette vérification  n'est possible que si l'anomalie décelée à la mammographie a une traduction échographique.

  • Biopsie de la zone suspecte à la mammographie

-soit une opacité apparue depuis la dernière mammographie ne se traduisant pas par un nodule palpable

-soit un foyer de microcalcifications (et par "foyer" nous entendons un amas de calcifications fines -0.2 à 0.5 mm
en général- en nombre  supérieur à 10) dont que la classification de LE GAL permet de préjuger la malignité
éventuelle (www.aly-abbara.com/)

L'utilisation du Mammotome permet de réaliser des biopsies stéréotaxiques.

La mammographie stéréotaxique utilise une technique de calcul permettant de localiser une cible dans les trois
dimensions de l'espace à partir de deux projections différentes: deux clichés radiologique réalisés avec une
inclinaison différente (+15 et -15°) de part et d'autre de la verticale.

Les prélèvements se font sous anesthésie locale et permettent d'obtenir des morceaux de tissu autorisant une
analyse histologique complète.

Il peut paraître simple de pratiquer une biopsie chirurgicale et ces diverses avancées technologiques sont pour
certains (qui n'ont peut-être pas la possibilité de les pratiquer) une recherche de complication; cette conception
est erronée, car dans la quasi totalité des cas le diagnostic -bénignité ou malignité- peut être établi et une véritable
stratégie thérapeutique déterminée en connaissance de cause. Un cytologiste de bon niveau (et a fortiori un
anatomo-pathologiste dans le cas d'une microbiopsie) peut ajouter au diagnostic la notion de gravité
(grading d'histo-pronostic) du cancer entraînant alors un choix thérapeutique que la simple biopsie de première
intention n'aurait pu établir.

  • IRM du sein : devant une lésion non palpable et pouvant présenter des difficultés d'abord cytologique ou
    biopsique l'IRM est maintenant capable de lever le doute (indépendamment de son importance dans la
    surveillance des cancers mammaires traités par une méthode conservatrice).

  • Parmi les nouveautés qui ont fait la preuve de leur intérêt dans l'évaluation des facteurs de pronostic donc
    du traitement à mettre en oeuvre le "PET SCAN" se révèle comme un complément diagnostic important
    dans les cas de cancers des quadrants internes.                 
      

J.GEST

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