La tumeur, ou autre anomalie, est découverte :
- soit par la patiente elle même
- soit par le médecin -généraliste ou spécialiste-
examinant les seins d'une façon systématique à l'occasion d'une consultation pour un
autre problème.
- soit à l'occasion d'une opération de dépistage.
Dans le cadre du DÉPISTAGE
SYSTÉMATIQUE DE MASSE,
la patiente est avertie d'avoir à se mettre en relation avec son
médecin pour que l'anomalie constatée à
la mammographie soit expertisée.
Dans le cadre d'un DÉPISTAGE INDIVIDUEL , c'est à
dire demandé par une patiente, soit qu'elle soit consciente du risque général de cancer
du sein, soit qu'un événement de ce type, dans la famille ou les relations, l' ait
alertée, la patiente consulte son médecin afin que le praticien prenne en charge les
opérations de dépistage, ou voit directement le radiologiste quand,
ce qui est fréquent,
une mammographie a été effectuée dans un passé plus ou moins récent ( d'où
l'importance d'une conservation parfaite (pour les apporter au radiologiste) des
mammographies permettant la comparaison dans le temps.
La PATIENTE peut avoir constaté un signe d'appel :
- masse anormale du sein perçue à l'occasion de la
toilette, ou par le compagnon de lit, ce qui est relativement fréquent.
- modification du galbe du sein, une voussure plus ou
moins accusée se voyant dans le miroir.
- fossette cutanée.
- rétraction du mamelon apparue
récemment ( certain
mamelons ne se se "déploient "jamais spontanément.)
- écoulement par le mamelon soit d'un liquide
incolore, soit sanglant; la présence de sang ne doit pas entraîner l'affolement car elle
n'a pas de signification, un petit polype bénin dans un canal galactophore
pouvant parfaitement saigner.
- eczéma du mamelon
- découverte d'un ganglion dans l'aisselle
La constatation de l'un de ces signes doit
entraîner une consultation, tout d'abord
avec le généraliste habituel
qui sera plus rapidement accessible qu'un spécialiste et
pourra "dédramatiser" la découverte, prescrire les examens nécessaires et
rester
non seulement le partenaire ultérieur si un traitement devient nécessaire et surtout
le témoin non affectivement engagé, si, ce qui est fréquent, le signe d'appel débouche
sur la bénignité et la nécessité de contrôles ultérieurs réguliers- cliniques
et/ou radiologiques.