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Le DEPISTAGE du
cancer du sein a maintenant démontré sa valeur et l'on sait que la mortalité dûe à ce
cancer baisse de 30 % dans les populations soumises à un dépistage systématique.
Il faut donc admettre que le dépistage systématique s'impose que ce soit en
"dépistage de masse" intéressant tout un groupe de population ou en
"dépistage individuel".
Ce dépistage se fera par mammographies avec un rythme annuel chez les femmes ayant un
risque familial de 1 er degré, et ceci à partir de 40 ans; avec un rythme de 2 ans chez
les autres femmes.
La PREVENTION du
cancer du sein reste pour l'instant du domaine de la recherche:
- surveillance particulièrement attentive des femmes
chez qui une biopsie a démontré l'existence d'une
mastopathie bénigne mais présentant des
atypies sévères.
- recherche d'oncogénétique
visant à mettre en évidence des gènes prouvés comme en relation avec le cancer
du sein. Dans l'état actuel des choses une telle évidence ne peut déboucher que
sur une surveillance particulière- ment attentive.
- une véritable prévention consisterait à provoquer
la "redifférenciation" des cellules engagées dans la voie du cancer. Cette
possibilité, quoique déjà étudiée pour d'autres cancers, ne semble pas pour un avenir
très proche car contrarement à certanis cancers comme celui des bronches, le nancer
mammaire est complexe.
- dans ce sens de la prévention, des études sont en
cours
utilisant des antiestrogènes; les résultats significatifs ne peuvent qu'être longs à
obtenir, d'autant qu'il est difficile d'obtenir une population d'étude nombreuse et
parfaitement disciplinée, acceptant de ne pas se soumettre à d'autres thérapeutiques
hormonales non contrôlées.
- Le seul CONSEIL DE PREVENTION que l'on puisse donner
aux femmes est de ne pas se soumettre à une thérapeutique hormonale sans contrôle et
suivi sérieux par un gynécologue.

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