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Mise à jour du 21 septembre 2005 

DU DIAGNOSTIC AU TRAITEMENT

 

La DÉMARCHE DIAGNOSTIQUE aboutit à l'une des quatre possibilités suivantes:

  • Rien d'anormal n'a pu être mis en évidence; la patiente peut être rassurée, mais doit bien comprendre que le diagnostic "négatif" qui vient d'être fait n'engage en rien l'avenir et que la vigilance reste de rigueur.
    Ceci sera d'autant plus vrai que l'étude clinique aura permis de définir "un coefficient de risque" de la consultante.
    En fonction de la structure des seins, d'un éventuel risque familial, la surveillance mammographique sera annuelle ou  bisannuelle.
    Dans certains cas, et notamment de risque familial de premier
    degré (cancer chez mère ou soeur avant 50 ans), le médecin
    pourra désirer "pour se rassurer" un examen de contrôle à six mois. La patiente doit savoir qu'il n'y a rien de péjoratif pour elle dans le fait qu'une échographie (sans iatrogénie) est demandée "a six mois".
  • Le diagnostic d'une affection bénigne est établi : maladie kystique, adenofibrome, ou autre mastopathie bénigne. Dans certains cas, la décision pourra être chirurgicale, l'exérèse de la formation pouvant être légitimée par les phénomènes douloureux; de même les kystes pourront être ponctionnés, leur bénignité étant vérifiée par examen du liquide.
  • Le diagnostic reste douteux après le bilan clinique et les examens complémentaires: dans certains cas - par exemple quand la cytoponction ne sera pas décisive- l'exérèse sera décidée afin de lever le doute; dans d'autres cas on préfèrera une "surveillance armée", c'est à dire prête à intervenir en cas de modification. Il faut bien savoir que la chirurgie systématique n'est pas obligatoirement la bonne position, car tout acte chirurgical laisse une cicatrice, qui, en profondeur, peut perturber l'interprétation des mammographies ultérieures.
    Si donc le médecin recommande une surveillance il ne faut pas que la patiente exige l'acte chirurgical dans l'espoir "d'en avoir fini" avec son problème mammaire.
  • Le diagnostic de malignité est établi grâce à la concordance des
    TROIS éléments du diagnostic
    -CLINIQUE  + MAMMOGRAPHIE +CYTOLOGIE (en cas de doute) -


UN IMPÉRATIF :
RÉFLÉCHIR AVANT D'AGIR

QUATRE THERAPEUTIQUES s'offrent à nous :

LA CHIRURGIE
LA
RADIOTHÉRAPIE
LA
CHIMIOTHÉRAPIE
L'
HORMONOTHERAPIE

IL FAUT SAVOIR :

  • ne pas faire trop ni trop peu, la bonne médecine est un compromis.

  • faire le bon choix dans l'ordre des facteurs ; dans certains cas  on devra choisir
    CHIR/ RAD/CHIM/HORM
    dans d'autres ce sera RAD/CHIR/CHIM
    ou simplement l'une des thérapeutiques

La STRATEGIE qui est déterminée tient compte de nombreux éléments et ce n'est pas la gravité du cas qui est l'élément fondamental de décision mais les caractéristiques de la tumeur et de la patiente.

Les caractéristiques de la tumeur et de son extension vont
représenter les FACTEURS DE PRONOSTIC, c'est à dire les
éléments permettant de définir statistiquement ce que serait
l'avenir de la patiente si on n'adoptait pas le traitement adapté au cancer et au sujet qui en est porteur.

Ces facteurs de pronostic sont fournis par :

  • les caractères histologiques définis à la biopsie ou l'exérèse de la tumeur
    (grading d'histopronostic et "grade nucléaire")
  • le fait que les ganglions sont ou non atteints (le nombre est capital)
  • l'absence ou la présence de métastases ainsi que le type de métastases (toutes n'ont pas la même gravité).
  • les résultats du bilan biologique - marqueurs, éléments du sang, de la moëlle osseuse éventuellement......-
  • les caractéristiques de la malade :   âge, état général, psychisme, ce dernier élément ne doit pas être négligé, car un schéma thérapeutique qui ne pourrait être mené à son terme par abandon de la malade représente un mauvais choix. 
  • des nouveaux éléments de pronostic sont en perpétuel développement.

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