Le cancer, comme toute maladie chronique, modifie progressivement l’état de santé des patients. L’activité physique s’intègre dans les soins de support en améliorant les possibilités fonctionnelles de l’organisme, en optimisant les fonctions principales (cardiovasculaires, ostéoarticulaires, neurologiques). Elle améliore l’état de fatigue et la qualité de vie et semble aussi modifier la survie. Cette activité physique ne s’accompagne pas de complications si elle est réalisée de façon médicalement dirigée.
Critères d’exclusion
L’activité physique doit être adaptée à la situation clinique et ne peut être proposée à tous les patients. Sa mise en place doit tenir compte de l’état général, de l’âge, des antécédents de pratique physique, des maladies associées appelées également comorbidités.
L’existence d’une insuffisance cardiaque, d’une insuffisance coronarienne, d’une hypertension artérielle non contrôlée, de métastases osseuses (en particulier au niveau du rachis et des fémurs), d’une dénutrition ou d’une ostéoporose sévère représente une contre-indication.
Quel type d’exercice physique ?
La mise en place d’une activité physique est précédée d’une consultation médicale afin d’évaluer les aptitudes présentes et l’absence de contre-indications. Les principes de base sont la progressivité des efforts, des séances encadrées par une période d’échauffement et de retour au calme.
Ces séances doivent être encadrées par des intervenants formés (éducateurs médicosportifs, kinésithérapeutes) ayant reçu une formation complémentaire pour assurer un bilan initial et un suivi des progrès. Il s’agit d’exercices réguliers (2 à 3 fois par semaine) initiés dès le début des soins et poursuivis sur plusieurs mois après la fin des soins.
En l’absence de structure spécialisée, l’activité recommandée doit être d’une heure trois fois par semaine ou 30 minutes cinq fois par semaine sous forme d’une activité physique d’intensité moyenne de type marche ou gymnastique en respectant la fréquence cardiaque maximale.