Les cancers gastriques représentent, en France de 4
à 5 % des cancers de l'homme, avec 15 à 20 cas par an pour 100 000 hommes, avec 8 à 10
cas pour 100 000 chez la femme.
Ces chiffres sont inférieurs à ceux que l'on notait en 1980 à l'échelle mondiale :
13 % des cancers masculins et 8 % des cancers de la femme, ces chiffres restant
assez imprécis en fonction du manque de registres des cancers parfaitement établis..
Le cancer de l'estomac, qui, en France, il y a 60
ans était le deuxième dans l'échelle de fréquence est maintenant en 6 ième place.
Il n'en est pas de même dans de nombreux autres
pays et il reste un des cancers les plus fréquents dans le monde; le Japon reste
actuellement le plus touché par ce type de cancer.
La cause de la diiminution de la fréquence du
cancer gastrique dans les pays occidentaux réside dans l'amélioration de l'alimentation
- conservation par le froid, suppression des graisses brulées, diminution de consommation
de certains aliments fumés (harengs), nutrition variée et fraiche.
LES SIGNES ET LE DIAGNOSTIC:
Cancer souvent très insidieux :
la
soixantaine, de vagues douleurs épigastriques, non rythmées par les repas; perte de l'
appétit, amaigrissement, dégoût pour l'alimentation, classiquement pour les viandes.
L'hémorragie digestive est dramatique,
mais assez rare, en revanche l'anémie est fréquente, causée par des petits saignements
"distillants".
La FIBROSCOPIE GASTRIQUE est
l'examen -clé du diagnostic.
Cet examen, non douloureux, ne demandant ni
anesthésie, ni hospitalisation montre LA LÉSION, SON ÉTENDUE, ET PERMET LA BIOPSIE.
La
facilité de la fibroscopie impose cet examen dans tous les cas où une symptomatologie
digestive ne cède pas rapidement à une simple discipline alimentaire, ainsi que si une
anémie est constatée.
La biopsie peut démontrer que le cancer n'est
qu'à un stade précoce "intramuqueux", et un tel
diagnostic précoce débouche sur une exérèse
chirurgicale plus limitée et un taux de guérison de 80 à 90 %.
LE BILAN :
La constatation endoscopique d'un cancer gastrique,
vérifié par la biopsie, impose la décision chirurgicale pour autant que le BILAN MONTRE
QUE LA LÉSION EST OPÉRABLE ET EXTIRPABLE.
L'existence de métastases hépatiques -
révélées par l' échotomographie- peut ne pas être une contre-indication opératoire,
car leur vitesse d'évolution est imprédictible et ce n'est qu'à la laparotomie que le
bilan réel d' inextirpabilité peut être établi. Un "petit" cancer gastrique
peut s'accompagner d'une métastase hépatique, celle-ci peut être unique, et la
chirurgie hépatique devient "de plus en plus banale".
En tout état de cause, la CHIRURGIE est l'acte
primordial, car la radiothérapie ne trouve pas là son indication privilégiée (sauf à
titre antalgique si la chirurgie est impossible) et la chimiothérapie
"adjuvante" de l'acte opératoire, si elle peut être discutée dans certains
cas, reste un acte secondaire dans la stratégie du traitement d'un cancer gastrique.
LES RESULTATS
La guérison est de l'ordre
de 50 à 90 % si le diagnostic est précoce et qu'il n'y a ni envahissement
ganglionnaire ni métastases. En revanche, si le diagnostic est tardif le taux de
guérison ne dépasse guère les 5 %.
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LA
VIGILANCE EST DONC CAPITALE ainsi que L' HYGIÈNE ALIMENTAIRE.
Le cancer de l'estomac a considérablement
rétrocédé depuis 100 ans, sa mortalité devrait pratiquement disparaître.
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