derniere date de mise à jour : 21 novembre 2001
LES CANCERS DU COL DE L'UTERUS

 

En grande majorité  ce sont des cancers EPIDERMOÏDES, mais le taux classique de 95 % est actuellement en évolution, le nombre des cancers glandulaires (ADENOCARCINOMES) augmentant au fur et à mesure qu'apparaissent  plus nombreux les cancers du col chez la femme jeune.

Le risque de cancer du col  est sous la dépendance de :

  • l'activité sexuelle précoce
  • la multiplicité des partenaires
  • le nombre de grossesses
  • les infections
  • la papillomatose (crêtes de coq), le Papilloma Virus Humain apparaît
    comme un facteur important, peut-être indispensable, dans la genèse
    du cancer cervico-utérin mais d'autres facteurs (cofacteurs) sont nécessaires, facteurs hormonaux, immunitaires, alimentaires et tabagisme.

LES SYMPTÔMES

LE PREMIER SYMPTÔME EST LE SAIGNEMENT AU CONTACT

Un petit cancer peut provoquer un saignement minime à l'occasion
d'un rapport sexuel, il doit entraîner une consultation médicale avec
frottis de dépistage.

LE CANCER QUI GUÉRIT A PRÈS DE 100 % est celui que l'on dépiste
avant tout symptôme.

L'ÉVOLUTION

Elle est surtout locale et régionale:

Latéralement dans les ligaments qui relient l'utérus à la paroi
de la ceinture osseuse pelvienne (les paramètres)
En avant vers la vessie et en arrière vers le rectum

Comme tous les cancers développés sur les muqueuses, le
cancer du col utérin essaime plus ou moins rapidement dans
les ganglions régionaux

LE DIAGNOSTIC

L'examen au spéculum montre généralement la lésion et permet de la biopsier 
L'examen histologique de la pièce de biopsie déterminera s'il s'agit d'un cancer dit 
"invasif" donc susceptible d'envahir les ganglions, ou seulement d'un "carcinome in situ"  ne nécessitant pas une thérapeutique aussi lourde.
Si la lésion n'est pas évidente, il faut la rechercher grâce à la colposcopie; elle est parfois invisible à l'examen direct quand elle se situe au dessus de l'orifice externe du col.
L'extension de la lésion est apprécié par le toucher vaginal et le toucher rectal; un retentissement sur le système urinaire et sur le rectum doivent aussi être recherchés.
La Tomodensitométrie ( le Scan) permet maintenant un bilan très complet en particulier la recherche des adénopathies haut situées. L'I
RM apporte aussi des éléments importants de décision.
 Un tel  BILAN très complet permet de définir une STRATEGIE THERAPEUTIQUE
dont dépend la guérison.

LE DEPISTAGE

Avant d'évoquer le traitement, il faut mettre l'accent sur l'action médicale qui pourrait rendre inutile ce problème de stratégie;
En effet, le DEPISTAGE PAR FROTTIS DE CYTO-DETECTION permet
de détecter les ETATS PRECANCEREUX DU COL UTERIN dont le
traitement évite le développement du cancer.

CE SONT :   LES DYSPLASIES SEVERES
                       LE CARCINOME IN SITU
Cette dernière lésion se développe dans la continuité des dysplasies et précède d'une façon quasi systématique le développement du cancer invasif -le vrai cancer du col-.

La destruction des dysplasies est le véritable" traitement" du cancer du col.

LES TRAITEMENTS

La CHIRURGIE enlevant l'utérus, ses annexes et les ganglions représente le traitement systématique, associé ou non à la
RADIOTHERAPIE soit TRANSCUTANEE, soit par CURIETHERAPIE,
chaque cas demande une stratégie précise, car les RESULTATS
dépassent le taux de 80% de guérisons atteignant 95 % pour les stades au début.

Les CARCINOMES IN SITU, n'étant pas invasifs ne présentent pas
le risque d'envahissement ganglionnaire, ils peuvent donc être traités par un acte localisé la CONISATION  chirurgie partielle du col d'un intérêt certain chez les femmes jeunes désirant garder leurs possibilités de grossesse.

Rédacteur Claude GEST-LAVAL

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